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Steamboy

  • Titre : Steamboy
  • Titre original : スチームボーイ
  • Format : Film
  • Durée : 2h05
  • Diffusion : 17/07/2004

Steamboy est un film réalisé par Katsuhiro Otomo (Akira).

Angleterre, XIXème siècle. Ray Steam est un jeune inventeur dans un monde où la vapeur règne sans partage. Pendant que Londres se prépare à accueillir l’Exposition universelle, il reçoit un colis de son grand-père : la « Steam Ball ». C’est alors que des hommes de la fondation O’Hara se mettent à sa poursuite pour récupérer la dangereuse invention…

Steamboy le magnifique

Londres Steamboy

Réputé comme étant le film le plus cher de l’histoire de l’animation japonaise, on peut dire que la qualité de l’ouvrage porte à y croire : bénéficiant d’un travail sonore efficace, il déballe une technique en tout point parfaite.

Là où Akira brillait avec une ville futuriste crade, Steamboy brille par ses machines à vapeur complexes, ses maisons briquées plus vraies que nature, ses intérieurs fournis et ses paysages anglais tout droit sortis d’une peinture à l’huile. Le contexte historique est utilisé avec tout son potentiel et la 3D, abondante, est à la fois parfaitement intégrée et impressionnante.

Le chara-design n’est pas en reste avec des traits que l’on assimile facilement aux nationalités respectives des protagonistes. Ils ont aussi une gestuelle et des expressions faciales crédibles qui sonnent juste par rapport à ce que l’on se représente de l’époque.

Porno pour amoureux des engrenages

course-poursuite Steamboy

Après avoir visité le cyberpunk, Katsuhiro Otomo s’essaye au steampunk et on peut dire qu’il en a exploité les possibilités au maximum.

Cela se ressent dans les machines, dont certaines sont très bien trouvées, imaginées jusque dans les moindres engrenages. C’est un véritable festival d’ingéniosité et la « Tour Steam » en est la principale attraction : colossale et complexe à en donner le tournis, elle a dû à elle seule bouffer la moitié du budget.

Toutes ces inventions sont au service même des scènes d’actions, qui se payent le luxe d’être à la fois longues et intenses de bout en bout. Il faut dire qu’elles meublent pas mal l’histoire…

Lassitude dans la surenchère

envolée steamboy

Ce qui débute comme une histoire prometteuse sur la finalité de la science débouche au final sur… pas grand chose. Notre intérêt est maintenu par l’empilement des mensonges du départ, mais à force de voir Ray se faire mener par le bout du nez et faire des allers-retours incessants avec sa « Steam Ball », ça en devient fatiguant.

C’est aussi très manichéen, si bien que dès que le scénario expose clairement qui est un salopard et qui ne l’est pas, on en est réduit à se demander qu’est-ce que la « Tour Steam » va bien nous réserver comme nouveau coup de théâtre.

Les scènes finales bien qu’absolument impressionnantes sont également agaçantes à cause de ça : est-on supposé être ému par la dynamique relationnelle des membres de la famille Steam quand la plupart des actions qu’ils effectuent sont inutiles et ne sont qu’un prétexte pour voir des engrenages rouler dans tous les sens ?

Pour toutes ces raisons, j’ai trouvé plus d’intérêt dans les magnifiques images du générique de fin que dans les dernières minutes du film. Celles-ci préfigurant une possible série, Steamgirl, dont nous sommes pour le moment sans nouvelle…

Impressionnant comme le fut Akira en son temps, Steamboy possède une intrigue qui perd en intérêt dans sa dernière partie par manque de vision. On restera pour la débauche technique qui elle ne perd pas de sa vapeur.
Les Les
Le steampunk est exploité à merveille. L’intrigue manque finalement d’intérêt et dure 30 minutes de trop.
C’est une preuve que la perfection technique est atteignable. Un peu trop manichéen.
Des scènes d’actions qui maintiennent en haleine.