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Robot Carnival

  • Titre : Robot Carnival
  • Titre original : ロボット・カーニバル
  • Format : OAV
  • Durée : 1h30
  • Diffusion : 21/07/1987

Robot Carnival est un recueil de courts-métrages compilés en une seule OAV. Chaque épisode a pour thème commun le robot.

Un intérêt limité

robot carnival

Premier constat quand on regarde Robot Carnival : ça a vieilli, beaucoup vieilli. L’animation montre vite ses limites et le travail sonore est très loin d’être convainquant.

Les effets sonores sont particulièrement risibles dans le premier court-métrage : Frankenstein’s Wheel. Une histoire qui a d’ailleurs peu d’intérêt. Car c’est là tout le problème de cette compilation : à quelques exceptions prêt, on a peu de choses à se mettre sous la dent.

Deprive est une succession de scènes d’action à la chorégraphie peu intéressante, Star Light Angel est pour être grossier seulement l’histoire d’une fille qui a besoin d’un rebound guy, Cloud souffre de son minimalisme à cause de sa longueur, malgré un charme poétique évident…

Certains argueront que le format des 10 minutes par épisode ne permet pas mieux, et je suis assez d’accord. Pourtant, il y a quelques passages qui prouvent le contraire.

Quelques coups d’éclat

presence robot carnival

Presence est pour moi le premier court-métrage qui fait vraiment monter la sauce. Emballé dans un univers mi-époque victorienne mi-futuriste et un style visuel intéressant, le scénario de Presence est beau. Beau parce qu’en 10 minutes on ressent la grande solitude dans laquelle le personnage principal vit, malgré l’existence de sa famille. C’est aussi le premier des deux courts à faire usage de dialogues, le reste étant muet. L’occasion de faire parler un robot qui cerne parfaitement la solitude du protagoniste.

Deuxième et dernière histoire courte avec un doublage, A Tale of Two Robots – Chapter 3: Foreign Invasion est aussi l’autre révélation de Robot Carnival. Sorte de film de propagande de la Seconde Guerre Mondiale se déroulant entre le 17ème et le 19ème siècles, elle nous offre un super robot show avec des mechas très originaux, conçus avec les technologies d’une époque reculée. Les personnages sont en plus très fendards et les gags s’accumulent pour notre plus grand plaisir.

Nightmare (connu en France sous le titre de Red Chicken Head Guy) est le segment muet le plus intéressant. Servi par une animation relativement impressionnante, on se fait plaisir avec une bande son accrocheuse et une créativité visuelle débordante (déjà très bonne dans l’ensemble de la compilation). Bref, ça a la patate et ce n’est pas pour déplaire.

Enfin, l’opening et l’ending du recueil sont assez bien réalisés et ont un humour noir très efficace.

Robot Carnival est le « Who’s Who » de l’animation

A Tale of Two Robots - Chapter 3: Foreign Invasion robot carnival

Réalisé par un collectif d’auteurs dont Katsuhiro Otomo (Akira, Steamboy), Hiroyuki Kitakubo (Roujin Z) ou encore Hiroyuki Kitazume (character-designer prolifique à cette période, ayant à son actif Gundam Z/ZZ/Char contre-attaque, Heavy Metal L-Gaim ou encore Megazone 23), Robot Carnival est le lieu de rencontre d’auteurs confirmés ou en voie de devenir des maîtres du secteur.

C’est donc l’occasion de regarder comment certains d’entre eux ont commencé, un an avant le phénomène Akira sur lequel beaucoup vont travailler.

Très inégal, Robot Carnival est malgré tout un anime à voir. Ne serait-ce que pour ses quelques trouvailles, sa créativité ou encore pour voir comment ont commencé des réalisateurs qui se sont plus tard fait connaître dans des réalisations de plus grande envergure.
Les Les
Les segments parlants sont par coïncidence très bons. Beaucoup d’histoires sans intérêt.
Quelques pépites au charme fou. Le travail sonore peu convaincant.
Une créativité indéniable. Ça a beaucoup vieilli.
Les débuts de quelques « grands » de l’animation japonaise.