Mushishi

  • Titre : Mushishi
  • Synonyme(s) : Mushi-shi
  • Titre original : 蟲師
  • Format : TV
  • Épisodes : 26
  • Diffusion : du 23/10/2005 au 19/06/2006
  • Suite : Mushishi – Chroniques spéciales

Mushishi est une série animée de 26 épisodes par le studio Artland, adaptée du manga éponyme de Yuki Urushibara.

On y suit Ginko, un mushi-shi (ce qui peut se traduire par « maître des insectes ») errant dans un Japon figé à une époque ancestrale et enquêtant sur des phénomènes liés aux mushi, une « forme de vie » visible seulement pour de rares individus. Les mushi ont tendance à provoquer toutes sortes de problèmes et sont du coup vus comme effrayants. En réalité les choses ne sont pas si simples…

Une succession d’histoires courtes

mushishi-ginko

Les épisodes de Mushishi ne sont pas liés les uns aux autres, se faisant de très rares références. Pas de coup de théâtre pour nous donner envie de regarder à tout prix la suite : cette série est un peu comme un recueil de contes asiatiques avec comme point commun Ginko et les mushi.

Ceci dit, le rythme est maîtrisé et les personnages sont très développés pour le peu de temps qu’ils passent à l’écran. Alors qu’on les connaît depuis à peine 15 minutes, on se surprend à espérer qu’ils arrivent à dépasser leurs problèmes causés par les mushi.

Métaphore de la nature impartiale et impitoyable, ces derniers ne sont pourtant ni bons ni mauvais, vivant en symbiose avec leur environnement. Régis par des lois cohérentes et logiques, ils rendent les enquêtes de Ginko vraiment intéressantes.

Le fait que ce soit assez métaphysique n’empêche pourtant pas la série d’être très explicite. Dès le premier épisode vous savez ce que sont les mushi et les détails sont donnés généreusement au fil des histoires.

D’ailleurs, malgré la nature fantastique de la série, on y apprend des choses intéressantes sur l’environnement et son fonctionnement.

Le gros point fort de Mushishi : son ambiance

Des montagnes dans Mushishi

L’ambiance est posée dès l’opening : c’est calme, très calme. Ça devrait même être remboursé par la sécu !

Avoir choisi le Japon ancestral comme cadre pour Mushishi est une excellente idée : la nature est omniprésente et les Hommes vivent à son rythme, donnant l’impression que c’est un monde éternellement paisible (quand les éléments ne se déchaînent pas). Il est d’ailleurs amusant de remarquer que Ginko est le seul personnage qui semble avoir des habits contemporains, ce qui le rend assez unique.

Je tiens aussi à saluer le travail de son seiyū, Yuto Nakano, qui a une voix grave, calme et bien rythmée (par moments j’aurais juré que c’était Gotoh de Patlabor !).

Poétique, Mushishi sait aussi quand il doit être inquiétant. Certains phénomènes provoqués par les mushi sont tantôt magnifiques, tantôt effrayants.

Une série superbe surtout pour ses paysages

Forêt dans Mushishi

Visuellement économe en terme d’animation, Mushishi brille par l’usage des couleurs et ses plans travaillés et évocateurs. J’ai souvent eu l’impression de regarder un tableau animé dans certaines scènes.

Le chara-design quant à lui, même s’il sort un peu de l’ordinaire, a tendance à se répéter. Le fait que les personnages aient souvent des habits similaires d’un épisode à l’autre n’aide pas vraiment.

Les mushi sont eux très variés et leur animation relève clairement le niveau. Je garde un bon souvenir de la scène du pont dans l’épisode 13 par exemple.

Bref, Mushishi est comme un excellent recueil de contes. Poétique et reposant, parfois inquiétant, on y retourne avec plaisir. Visuellement réussi, cohérent et avec une ambiance charmante, on en ressort avec des images plein la tête.
Les Les
Les paysages sont superbes. Les personnages secondaires ont tendance à se ressembler (bon, je chipote vraiment).
Des histoires variées et accrocheuses. On en veut encore plus faute de conclusion.
Reposant ! Ça peut devenir chiant si vous n’êtes pas méditatif.
Les mushi sont fascinants.