Tales of Symphonia Chronicles : les persos introduits en vidéo

Namco Bandai a mis en ligne des vidéos présentant trois des personnages de Tales of Symphonia Chronicles.

Pour rappel, Tales of Symphonia Chronicles est un remake HD de Tales of Symphonia et Tales of Symphonia: Dawn of the New World, histoire de fêter les 10 ans de la franchise. Ça sort sur PS3 le 28 février pour les français.

L’édition collector est plutôt bien fournie :

Contenu édition collector Tales of Symphonia Chronicles

  • Des artworks exclusifs par ufotable,
  • Un set de 5 figurines (LLoyd, Colette, Emil, Marta et Tenebrae),
  • L’OST (deux CD),
  • Et surtout un roman qui n’a pas été publié auparavant (mais traduit en anglais seulement).

Les filles de Ro-kyu-bu! dans Dengeki Bunko Fighting Climax

Tomoka Minato dengeki bunko fighting climax

Tomoka Minato, la loli de Ro-kyu-bu! sera incluse dans Dengeki Bunko Fighting Climax. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un jeu de baston en 2D où des personnages de différents light novels édités par Dengeki se foutent sur la tronche.

Bref, le jeu parfait si vous détestez Kirino d’Oreimo avec passion ou que vous voulez mater Asuna de Sword Art Online pendant des heures de combat. Il y a aussi du Spice and Wolf, Accel World ou encore Durarara!!.

Pour assister notre loli basketteuse, ses coéquipières Maho Misawa, Saki Nagatsuka, Airi Kashii et Hinata Hakamada seront également de la partie.

Les autres personnages ajoutés sont :
persos de dengki bunko fighting climax

persos de dengki bunko fighting climax (2)

Source : Dengeki via Anime News Network

Images © Sega © 2014 Kadokawa ASCII Media Works

Trailer « retro-spectif » en 16 bits de Final Fantasy XIII

Square Enix a partagé cette vidéo sur Youtube, récapitulant l’histoire de Final Fantasy XIII et Final Fantasy XIII-2 :

Chouette idée de pub à l’approche des sorties américaines (11 février) et européennes (14 février) de Lightning Returns: Final Fantasy XIII, qui racontera la suite des aventures de Lightning. Le Japon lui en profite depuis le 21 novembre 2013.

Je ne sais pas pour vous, mais là j’ai comme une grosse envie de relancer Final Fantasy VI…

Décès de Masaaki Tsukada, la voix de Genryusai dans Bleach

Les seiyū Masakazu Morita et Keiichi Takahashi (respectivement Ichigo et Tōdō dans Bleach) ont signalé que Masaaki Tsukada est décédé le lundi 27 janvier à l’âge de 74 ans. Il était sous traitement médical depuis quelques temps.

Genryūsai dans Bleach

Au cours de sa carrière il aura prêté sa voix à :

Il a aussi doublé le capitaine Murphy pour la version japonaise de l’Arme Fatale.

Masaaki Tsukada

Pour l’anecdote, il appelait directement Masakazu « Ichigo » au lieu de « Morita » en référence à son rôle dans Bleach.

Source : Oricon via Anime News Network
Image de Genryusai : [source]

4 nouveaux mangas annoncés par Shueisha pour le Shonen Jump

Le Weekly Shonen Jump va accueillir 4 nouveaux titres sur les 4 prochains numéros :

annonce shonen jump

  • Illegal Rare en haut à droite de l’image, par Hiroshi Shiibashi (Nura: Le Seigneur des Yokaï), qui sera un polar fantastique avec de l’action.
  • iShōjo en haut à gauche, une comédie romantique par Toshinori Takayama.
  • Stealth Symphony en bas à droite, série fantastique scénarisée par Ryohgo Narita (auteur des light novels Baccano! et Durarara!!) et dessinée par Yōichi Amano.
  • Tokyo Wonder Boys en bas à gauche est quant à lui une série sportive où une équipe de football est sur le bord de la dissolution. C’est écrit par Kento Shimoyama qui a fait le script de quelques épisodes pour Bleach et Naruto et dessiné par Tsunehiro Date (apparemment inconnu au bataillon pour le moment).

Source : Anime News Network

Anime et remake du jeu d’arcade Wonder Momo annoncés

Bandai Namco Games annonce que le beat’em up sur PC Engine de 1987, Wonder Momo, ressuscite avec une série de 5 courts métrages ainsi qu’un nouveau jeu pour la franchise.
affiche de l'anime wonder momo

L’histoire est la suivante :

Momoko est une lycéenne qui rêve de devenir chanteuse. Un jour, un groupe d’extraterrestres veut envahir la Terre… Momoko, qui a obtenu des super pouvoirs, devient Wonder Momo et protège alors la planète. Mais le roi des aliens, Warudemon, a plus d’un tour dans son sac.

Le streaming de l’anime commencera sur Niconico en février au Japon, et Crunchyroll le diffusera tous les vendredis à 4h30 en France à compter du 7 février pour les membres premium (le gratuit viendra la semaine suivante, comme d’habitude).

affiche de wonder momo

Le nouveau jeu Wonder Momo est lui développé par WayForward Technologies, qui a déjà quelques remakes à son actif (DuckTales Remastered, Contra 4, et Double Dragon Neon).

Le jeu original avait lui été porté sur Wii mais uniquement pour le Japon tandis qu’un webcomic était publié depuis 2012.

remake de wonder momo

Source : Inside Games via Anime News Network>

Images © Bandai Namco Games Inc.

Roujin Z

  • Titre : Roujin Z
  • Synonyme(s) : Elderly Person Z, Old Person Z
  • Titre original : 老人Z
  • Format : OAV
  • Durée : 1h20
  • Diffusion : 14/09/1991

Roujin Z est une OAV réalisée par Hiroyuki Kitakubo et scénarisée par Katsuhiro Otomo (Akira, Steamboy).

Dans un futur proche où les soins aux personnes âgées prennent une ampleur sans précédent, le Ministère de la Santé et des Affaires sociales introduit Z-001 : un lit informatisé capable de subvenir à tous les besoins du patient. Le lit est testé sur Takazawa, dont Haruko est l’infirmière. Cette dernière ne voit pas d’un bon œil le fait de priver une personne âgée de contact humain. Lorsqu’elle reçoit un appel à l’aide sur son ordinateur provenant de Takazawa, ses doutes sont renforcés…

Anticipation et message social à la clé

panique roujin z

La problématique est posée dès le départ : les vieux sont de plus en plus nombreux et ils coûtent cher. Aussi la réponse proposée par le Ministère de la Santé et des Affaires sociales va de soi… sauf que ce qui apparaît comme un message d’attention porté aux personnes dépendantes n’est en pratique qu’un moyen pour s’en laver les mains. Cette hypocrisie et le manque de respect qui en résulte sont très bien restitués durant Roujin Z.

Le mecha-design de Katsuhiro Otomo pour le Z-001 est excellent. C’est un véritable couteau suisse pour grabataire et ses transformations ne sont pas totalement tirées par les cheveux.

En prime c’est une superbe anticipation des évolutions actuelles de la médecine à distance et personnalisée qui se développe de nos jours, dans un monde développé en proie au vieillissement de sa population.

Les papys les plus cool au monde

vieux hackers roujin z

Avec une majorité des personnages qui sont de vieux morceaux, on pourrait craindre s’ennuyer dans Roujin Z. Sauf que les retraités ici (et les autres personnages en général) sont vraiment drôles et attachants. Les papys hackers sont sûrement les meilleurs du lot, mais même les « antagonistes » ont tendance à être marrants.

Il est d’autant plus facile de retenir les personnages que chacun a un visage vraiment différent. Il n’y a pas deux personnes qui se ressemblent, même dans les groupes de « figurants » en arrière-plan.

L’humour, l’aspect visuel, la façon dont les sujets de société sont traités… tout ceci n’est pas sans rappeler la version série TV de Patlabor. Ça en a aussi la qualité.

Il y a juste un truc qui m’a fait tiquer avec le scénario…

Un pan de l’intrigue de Roujin Z est un peu léger

takazawa en action roujin z

Sans faire de gros spoiler, il y a un passage où un des papys hackers créé une voix de synthèse. À partir d’une photo. D’une personne qu’il n’a jamais connu ! Non seulement c’est stupide, mais en plus ça a une influence tellement importante sur tout le reste de l’histoire que cela porte préjudice à la vraisemblance du scénario.

Heureusement, cela n’empêche pas Roujin Z d’en faire un usage drôle et de s’en servir correctement jusqu’à la fin. C’est juste la base qui gâte tout.

On regrettera aussi le fait que l’OAV se contente d’être drôle et d’oublier son message social sur la fin.

Drôle et plein de personnages uniques et attachants, Roujin Z est aussi une satire bien trouvée sur la manière dont on s’occupe de nos personnes dépendantes. Dommage qu’un point du scénario soit assez gênant et que la moralité de l’histoire soit un peu mise de côté.

On retiendra surtout l’anticipation d’un système de santé chaque jour plus réel : si dans le futur vous avez un bidule appelé « Toto » qui pompe votre caca quand vous dormez, annoncez fièrement à votre infirmière que Roujin Z l’avait prévu.

Les Les
Un message social bien introduit… … mais pas totalement exploité.
Des personnages attachants. Les répercussions d’un hacking façon Hollywood puissance 10.
Le Z-001 imaginé par Katsuhiro Otomo.
C’est très drôle.

Robot Carnival

  • Titre : Robot Carnival
  • Titre original : ロボット・カーニバル
  • Format : OAV
  • Durée : 1h30
  • Diffusion : 21/07/1987

Robot Carnival est un recueil de courts-métrages compilés en une seule OAV. Chaque épisode a pour thème commun le robot.

Un intérêt limité

robot carnival

Premier constat quand on regarde Robot Carnival : ça a vieilli, beaucoup vieilli. L’animation montre vite ses limites et le travail sonore est très loin d’être convainquant.

Les effets sonores sont particulièrement risibles dans le premier court-métrage : Frankenstein’s Wheel. Une histoire qui a d’ailleurs peu d’intérêt. Car c’est là tout le problème de cette compilation : à quelques exceptions prêt, on a peu de choses à se mettre sous la dent.

Deprive est une succession de scènes d’action à la chorégraphie peu intéressante, Star Light Angel est pour être grossier seulement l’histoire d’une fille qui a besoin d’un rebound guy, Cloud souffre de son minimalisme à cause de sa longueur, malgré un charme poétique évident…

Certains argueront que le format des 10 minutes par épisode ne permet pas mieux, et je suis assez d’accord. Pourtant, il y a quelques passages qui prouvent le contraire.

Quelques coups d’éclat

presence robot carnival

Presence est pour moi le premier court-métrage qui fait vraiment monter la sauce. Emballé dans un univers mi-époque victorienne mi-futuriste et un style visuel intéressant, le scénario de Presence est beau. Beau parce qu’en 10 minutes on ressent la grande solitude dans laquelle le personnage principal vit, malgré l’existence de sa famille. C’est aussi le premier des deux courts à faire usage de dialogues, le reste étant muet. L’occasion de faire parler un robot qui cerne parfaitement la solitude du protagoniste.

Deuxième et dernière histoire courte avec un doublage, A Tale of Two Robots – Chapter 3: Foreign Invasion est aussi l’autre révélation de Robot Carnival. Sorte de film de propagande de la Seconde Guerre Mondiale se déroulant entre le 17ème et le 19ème siècles, elle nous offre un super robot show avec des mechas très originaux, conçus avec les technologies d’une époque reculée. Les personnages sont en plus très fendards et les gags s’accumulent pour notre plus grand plaisir.

Nightmare (connu en France sous le titre de Red Chicken Head Guy) est le segment muet le plus intéressant. Servi par une animation relativement impressionnante, on se fait plaisir avec une bande son accrocheuse et une créativité visuelle débordante (déjà très bonne dans l’ensemble de la compilation). Bref, ça a la patate et ce n’est pas pour déplaire.

Enfin, l’opening et l’ending du recueil sont assez bien réalisés et ont un humour noir très efficace.

Robot Carnival est le « Who’s Who » de l’animation

A Tale of Two Robots - Chapter 3: Foreign Invasion robot carnival

Réalisé par un collectif d’auteurs dont Katsuhiro Otomo (Akira, Steamboy), Hiroyuki Kitakubo (Roujin Z) ou encore Hiroyuki Kitazume (character-designer prolifique à cette période, ayant à son actif Gundam Z/ZZ/Char contre-attaque, Heavy Metal L-Gaim ou encore Megazone 23), Robot Carnival est le lieu de rencontre d’auteurs confirmés ou en voie de devenir des maîtres du secteur.

C’est donc l’occasion de regarder comment certains d’entre eux ont commencé, un an avant le phénomène Akira sur lequel beaucoup vont travailler.

Très inégal, Robot Carnival est malgré tout un anime à voir. Ne serait-ce que pour ses quelques trouvailles, sa créativité ou encore pour voir comment ont commencé des réalisateurs qui se sont plus tard fait connaître dans des réalisations de plus grande envergure.
Les Les
Les segments parlants sont par coïncidence très bons. Beaucoup d’histoires sans intérêt.
Quelques pépites au charme fou. Le travail sonore peu convaincant.
Une créativité indéniable. Ça a beaucoup vieilli.
Les débuts de quelques « grands » de l’animation japonaise.

Steamboy

  • Titre : Steamboy
  • Titre original : スチームボーイ
  • Format : Film
  • Durée : 2h05
  • Diffusion : 17/07/2004

Steamboy est un film réalisé par Katsuhiro Otomo (Akira).

Angleterre, XIXème siècle. Ray Steam est un jeune inventeur dans un monde où la vapeur règne sans partage. Pendant que Londres se prépare à accueillir l’Exposition universelle, il reçoit un colis de son grand-père : la « Steam Ball ». C’est alors que des hommes de la fondation O’Hara se mettent à sa poursuite pour récupérer la dangereuse invention…

Steamboy le magnifique

Londres Steamboy

Réputé comme étant le film le plus cher de l’histoire de l’animation japonaise, on peut dire que la qualité de l’ouvrage porte à y croire : bénéficiant d’un travail sonore efficace, il déballe une technique en tout point parfaite.

Là où Akira brillait avec une ville futuriste crade, Steamboy brille par ses machines à vapeur complexes, ses maisons briquées plus vraies que nature, ses intérieurs fournis et ses paysages anglais tout droit sortis d’une peinture à l’huile. Le contexte historique est utilisé avec tout son potentiel et la 3D, abondante, est à la fois parfaitement intégrée et impressionnante.

Le chara-design n’est pas en reste avec des traits que l’on assimile facilement aux nationalités respectives des protagonistes. Ils ont aussi une gestuelle et des expressions faciales crédibles qui sonnent juste par rapport à ce que l’on se représente de l’époque.

Porno pour amoureux des engrenages

course-poursuite Steamboy

Après avoir visité le cyberpunk, Katsuhiro Otomo s’essaye au steampunk et on peut dire qu’il en a exploité les possibilités au maximum.

Cela se ressent dans les machines, dont certaines sont très bien trouvées, imaginées jusque dans les moindres engrenages. C’est un véritable festival d’ingéniosité et la « Tour Steam » en est la principale attraction : colossale et complexe à en donner le tournis, elle a dû à elle seule bouffer la moitié du budget.

Toutes ces inventions sont au service même des scènes d’actions, qui se payent le luxe d’être à la fois longues et intenses de bout en bout. Il faut dire qu’elles meublent pas mal l’histoire…

Lassitude dans la surenchère

envolée steamboy

Ce qui débute comme une histoire prometteuse sur la finalité de la science débouche au final sur… pas grand chose. Notre intérêt est maintenu par l’empilement des mensonges du départ, mais à force de voir Ray se faire mener par le bout du nez et faire des allers-retours incessants avec sa « Steam Ball », ça en devient fatiguant.

C’est aussi très manichéen, si bien que dès que le scénario expose clairement qui est un salopard et qui ne l’est pas, on en est réduit à se demander qu’est-ce que la « Tour Steam » va bien nous réserver comme nouveau coup de théâtre.

Les scènes finales bien qu’absolument impressionnantes sont également agaçantes à cause de ça : est-on supposé être ému par la dynamique relationnelle des membres de la famille Steam quand la plupart des actions qu’ils effectuent sont inutiles et ne sont qu’un prétexte pour voir des engrenages rouler dans tous les sens ?

Pour toutes ces raisons, j’ai trouvé plus d’intérêt dans les magnifiques images du générique de fin que dans les dernières minutes du film. Celles-ci préfigurant une possible série, Steamgirl, dont nous sommes pour le moment sans nouvelle…

Impressionnant comme le fut Akira en son temps, Steamboy possède une intrigue qui perd en intérêt dans sa dernière partie par manque de vision. On restera pour la débauche technique qui elle ne perd pas de sa vapeur.
Les Les
Le steampunk est exploité à merveille. L’intrigue manque finalement d’intérêt et dure 30 minutes de trop.
C’est une preuve que la perfection technique est atteignable. Un peu trop manichéen.
Des scènes d’actions qui maintiennent en haleine.

Akira

  • Titre : Akira
  • Titre original : アキラ
  • Format : Film
  • Durée : 2h
  • Diffusion : 16/07/1988

Akira est un film réalisé par Katsuhiro Otomo et adapté du manga du même auteur.

Neo-Tokyo, 2019. 31 ans après la Troisième Guerre Mondiale. Tetsuo, membre d’un gang de motards avec son ami Kaneda, a un accident en évitant un enfant doué de capacités psychiques sur la route. Peu après, les militaires l’embarquent pour faire des expériences. Doté de nouvelles capacités et hors de contrôle, il est bien décidé à prendre sa revanche sur la société…

Une technique qui n’a pas besoin de botox

moto de kaneda akira

Bien que datant de 1988, Akira a très bien vieilli et reste bluffant de nos jours. L’animation des personnages et très réaliste (les chutes en moto ou les mouvements de foule par exemple me viennent en tête).

Presque tout le film en profite, mais on retiendra la course-poursuite du début parmi les passages les plus impressionnants. Il y a aussi l’étalage de puissance avec les capacités psi qui occasionne des scènes de destructions très détaillées et bien animées.

La qualité de l’animation sert également le gore avec des os qui craquent et des personnes criblées de balles qui sont de véritables fontaines à sang.

Le dessin d’Otomo nous offre des personnages incroyablement expressifs : les mots sont superflus tellement on peut lire ce qu’ils ressentent en les regardant.

L’ambiance sonore quant à elle met le ton dès l’introduction et n’est remplacée par des moments de silence que pour mieux nous glacer. Elle contribue à solidifier le monde imaginé par Katsuhiro Otomo.

L’univers crados d’Akira

neo-tokyo akira

Se déroulant dans une ville colossale où les individus ont l’air de fourmis, le film nous offre un décor peu reluisant.

Très violente avec ses guerre des gangs, ses attentats à la bombe fréquents, sa répression violente des manifestations et sa jeunesse complètement paumée, Neo-Tokyo est une jungle sans pitié. Sa crasse, sa saleté, ses gravats, ses tuyaux et câbles dans tous les sens, ses néons, ses hologrammes et ses tags sont un excellent prétexte pour nous offrir des décors remplis de détails.

Cela vaut aussi pour les personnages tout droit sortis des bas-fonds d’une société où il n’y a plus de code vestimentaire.

Tous ces éléments ont eu une influence capitale sur la manière dont le cyberpunk a été représenté dans le cinéma d’animation japonais. Ils dégagent aussi un contexte qui explique beaucoup d’éléments de l’histoire.

Un récit à thèmes multiples

tetsuo akira

À première vue on pourrait penser qu’Akira se contente de sortir le sempiternel débat des limites que l’on devrait donner à la science utilisée par l’armée. Et il est vrai que cet aspect sentait déjà le réchauffé en 1988. Mais non seulement ce dernier est compensé par l’exposition réussie d’une société en pleine dégénérescence, il est aussi la cause du volet le plus intéressant du scénario : Tetsuo.

Alors que la bande de motards dirigée par Kaneda est globalement assez marrante, son ami d’enfance Tetsuo montre rapidement une personnalité vraiment détestable. Exposition du complexe d’infériorité et du délire de puissance poussés à l’extrême, il n’est finalement que le produit d’une société pourrie jusqu’à la moelle.

Ce commentaire social, l’aspect scientifique, le rôle des militaires, la politique où les conflits d’intérêt ont libre cours… ce sont les nombreuses facettes du scénario d’Akira qui parviennent à être développées en ne laissant presque rien derrière. Seul le côté métaphysique est au final assez peu convaincant.

C’est un coup de force dans la mesure où ce long-métrage ne raconte pas tout ce qu’il se passe dans le manga, d’autant plus qu’aucun personnage introduit ici n’est mis de côté avant la conclusion de l’histoire.

Violent, impitoyable, Akira n’est pas un film à mettre entre toutes les mains. Impressionnant, intéressant, il constitue un de ces titres cultes du cinéma d’animation japonais qui ont eu une influence capitale. Il est rare qu’un classique vieillisse aussi bien, donc vous auriez tord de vous priver de le regarder.
Les Les
L’univers à l’ambiance glauque et au-delà de tout salut est très réussi. Très violent, c’est pas pour les enfants de chœur.
Une histoire qui traite avec brio de plusieurs sujets imbriqués. Le côté métaphysique est au final trop peu développé pour être pleinement apprécié.
Une technique qui ne viellit pas.
La moto de Kaneda est trop cool.